AEPR au jour le jour...

51ème salon des artistes peintres amateurs de Rognac

Par Le 29 jan 2012

Samedi 28 janvier a débuté le 51ème salon des artistes peintres amateurs de Rognac. Pas moins de 106 toiles sont exposées au Centre d'Animation Municipal jusqu'au 5 février. Cette année, l'invité d'honneur, Victor, artiste peintre et sculpteur issu des Beaux-Arts, propose son interprétation de la Provence en s'inspirant des férias, des hippodromes et des cirques... Cet artiste marseillais privilégie "le dessin sur le vif" et traduit une émotion derrière chacune de ses oeuvres. Accompagné du président du jury, Gilbert Thomas, un artiste peintre des calanques de Provence et de paysages de montagne, Victor a participé à la désignation des lauréats des différents prix. A ses côtés se tenaient également, Hubert Agostini et Patrice Delgove. Quant au rôle du candide, c'est année, c'est le président de RCL, M. Straudo Jean Pierre qui a fait l'honneur de s'y prêter.

 Dans le palmarès, à noter plusieurs peintres rognacais qui ont été récompensés. Pour le prix de la ville, Virginie Soto pour "Rejon".

 Julie Balès avec le 1er prix dessin pastel pour "Crinière au vent".

Enfin, Nadine Suma avec le 3ème prix huile acrylique pour "Cavalcade sauvage".

 

Ce salon est toujours un moment fort de la saison culturelle. Cette année, les visiteurs ont de plus l'opportunitéde découvrir la toute dernière création de l'Association Artesens "La Joconde est dans l'escalier" qui vient à peine de quitter le musée Granet d'Aix en Provence. Corinne LUCCHINI, présente au vernissage a ainsi eu l'occasion de rencontrer sa responsable.  Mme Françoise Reynette, depuis de nombreuses années, collabore avec la direction culturelle de Rognac. Nombre de ses expositions sensorielles itinérantes destinées notamment aux enfants et aux adultes non voyants ont depuis été accueillies au Cam.  Une façon de faire découvrir des oeuvres d'art de notre patrimoine ancien et récent par une approche interactive sensoritelle, artistique, pédagogique et ludique.

Au fil des années, le salon des artistes peintres amateurs de Rognac a réussi à se faire une rénommée et une fois encore le public averti était nombreux. Toutefois, il est à espérer que cette manifestation, de grande qualité, parviendra dans l'avenir proche à attirer un plus grand nombre de simples visiteurs...

   

Mathilde a écrit le 28 janvier 2012 à 9:36

Par Le 28 jan 2012

Bonjour, Mme LUCCHINI,c’est Mathilde

POUR INFO : Les employés municipaux qui ont fait des heures supplémentaires au mois de Novembre 2011, n’ont pas été payés au mois de Décembre car plus de budget .

Réponse de Corinne LUCCHINI

J’ai eu vent de ce problème. La situation devient inquiétante. Les employés m’interpellent de plus en plus. Une note de service a été distribuée mettant le feu aux poudres. A force de gaspiller sans compter, la municipalité est contrainte de s’attaquer aux avantages sociaux du personnel pour financer ses investissements et toutes ses dépenses superflues qui n’auraient pas lieu d’être. Les milliers d’euros dépensés pour les déplacements de la statue et de la stèle des anciens maires en sont un exemple et s’ajoutent aux centaines de milliers d’euros (600.000 euros) nvesties dans des études sans fin.

La PEPS que j’avais instaurée est mise à mal, les absences ne sont pas remplacées sauf quelques exceptions qui créent d’ailleurs polémiques, le régime indemnitaire est en voie d’être modulé en fonction de la tête du client…. Rien de bon pour motiver le personnel ! La révolte gronde, je le crains ! Et au final, ce sont les Rognacais qui feront les frais de cette situation qui se dégrade de mois en mois….

Ce mandat était certainement nécessaire pour que le personnel comprenne à qui il a affaire !

Exposition peinture du Lions club de Rognac/Berre à St Chamas

Par Le 28 jan 2012

Les manifestations du Lions Club ont pour objectif de collecter des fonds qui sont versés a des oeuvres sociales. Aussi, comme chaque année, le Lions club Rognac/Berre organise son exposition peinture.  Traditionnellement, cette manifestation se déroule à Berre, mais indisponibilité de salle oblige, en 2012, c'est à St Chamas, dans la magnifique chapelle St Pierre qu'est exposée une soixantaine de tableaux.

Ce vendredi 27 janvier, le Président du club, M. Joël Lucchini, entouré de son équipe, donnait le coup d'envoi de cette 17ème exposition annuelle. Corinne LUCCHINI était quant à elle présente à deux titres. En sa qualité d'épouse mais aussi en sa qualité d'ancienne candidate aux cantonales sur la ville de St Chamas où depuis elle participe régulièrement aux manifestations qui s'y déroulent. D'ailleurs, des liens ne cessent de se tisser avec la population. Toutefois de nombreux Rognacais avaient fait le déplacement et l'élue rognacaise a eu le plaisir de retrouver un certain nombre de connaissances.

Ce vernissage a cette année pour invité d'honneur, Olivier Nord. Revenu de Madrid où il a séjourné durant deux années pour s'adonner entièrement à son art, le jeune artiste est depuis peu installé sur Rognac. Tourné vers l'architecture, le jeune homme a suivi une formation assidue dans ce domaine dans différentes écoles jusqu'en 2004, année où il reçut le prix de la jeune architecture de la ville de Lyon dans la catégorie "Paysages, environnement, expaces publics". Il consacre ensuite plusieurs travaux aux liens qu'entretiennent au travers des séries "Découverte/prise de possession, Bel Horizon et Cube(s) réalisées à la chambre photographique. Cet attrait pour la photo le conduit a effectuer un stage à l'agence Artdédia (ex Archipress) à Paris. Il fut d'ailleurs l'assistant photographique de Jacqueline Salmon.

Parallèlement, les séries "Translation" et "le 15 août" témoignent d'une pratique plus spontanée  de la prise de vue comme un contrepoint à celui de la chambre grand format. Sa nomination comme membre de la Casa de Vélasquez en 2009 lui permet de développer le projet des "tableaux" où ses pratiques antérieures se retrouvent mêlées dans un questionnement entre photographie, peinture et dessin numérique.

Ses dessins sont entièrement réalisés manuellement sur ordinateur à l'aide d'un stylet et d'une palette graphique. Une fois la composition achevée, l'image est imprimée sur une toile classique grâce à des encres couleurs permettant ainsi de finaliser l'oeuvre. Cette technique particulière de création artistique sur ordinateur est innovante mais surtout le résultant est bluffant ! Une multitude d'autres peintres plus classiques exposent également leurs oeuvres, tels les adhérents de l'association des peintres du Vieux Moulin. Ainsi, peut-on y retrouver celles de Mmes et M.  PITAVIN, PECHARD, MATTEI, SUMA et TADE.

Sincèrement, pour les amateurs de peinture ou les novices, simplement pour le plaisir des yeux, le déplacement jusqu'à St Chamas vaut plus le coup...

 

Et ailleurs que se passe-t-il ???

Par Le 27 jan 2012

Comme chaque année, les cérémonies de voeux entraînent Corinne LUCCHINI sur d'autres terres que celle de la 8ème circonscription dont Rognac fait partie. Hier, c'est jusqu'au quartier de la Duranne d'Aix en Provence que s'est déplacée l'élue rognacaise pour répondre spécialement à l'invitation  de la député Maire Maryse Joissains et son adjoint spécial Jean Marc Perrin.

Etre adjoint spécial, c'est avoir reçu une délégation pour s'occuper exclusivement d'un quartier excentré, situé à une distance minimale d'un centre ville. Tel fut le cas durant des années pour les élus qui avaient la charge des Brets Barjaquets. Corinne LUCCHINI, à ses débuts, il y a environ 17 ans, s'est d'ailleurs exclusivement consacrée à cette tâche. Une bonne façon de commencer en politique car cette délégation permet d'acquérir une expérience très enrichissante puisque tous les domaines de compétences sont à traiter.

C'est aujourd'hui ce à quoi se consacre avec passion Jean Marc Perrin aux côtés de Maryse Joissains, une 1ère magistrate dont la volonté, la pugnacité tout autant que son engagement au service de ses concitoyens sont reconnus unanimement. Ce quartier qui a vu le jour il y a quelques années compte aujourd'hui une population d'environ 10.000 habitants et s'est doté en peu de temps d'équipements à faire pâlir de jalousie des communes qui affichent une même population.

Au travers d'un diaporama, les 400  invités ont pu découvrir la foule de réalisations qui a pris corps en 2011 mais aussi toutes celles qui dans les douze mois à venir verront le jour comme une salle polyvalente, un centre aéré, une crèche, un minisite sportif avec gazon synthétique, un skatepark, un bureau de poste, un parking.... et une extension de tout un eco quartier !!!!

L'année dernière, les annonces étaient faites et cette année, en traversant ce quartier les projets de taille comme l'école ou encore bien d'autres équipements publics sont du concrêt. Contrairement à Rognac, le stade des études n'a duré qu'un court instant et au deux tiers du mandat la liste des réalisations est impressionnante.

Ce petit déplacement jusque sur les terres Aixoises démontre, s'il le fallait encore, qu'avec passion, détermination et motivation développer une ville pour répondre aux véritables attentes d'une population est possible. Certes, là-bas la concertation est de rigueur et d'ailleurs c'est en étroite collaboration avec le CIQ que les choses avancent. Que ce soit pour définir les priorités mais également au quotidien pour un partenariat exemplaire notamment dans le cadre des animations.

Grâce à cette volonté commune d'agir, le quartier de la Duranne est un quartier qui vit, qui bouge et se développe pour assurer le meilleur des cadres de vie à ces Aixois qui ont la chance d'avoir des élus avec une véritable ouverture d'esprit mais aussi animés d'un tel dynamisme... Un exemple à suivre !

VOEUX DES ACTEURS ECONOMIQUES DU PAYS SALONAIS

Par Le 25 jan 2012

 

 L’antenne de l'UPE de Salon de Provence (union patronale des entrepreneurs) présentait ce mercredi 25 janvier ses vœux aux acteurs économiques du Pays salonais. C’est donc en sa qualité de chef d’entreprise que  Corinne LUCCHINI était invitée   à une réception se déroulant sur la Base Aérienne  701 avec quelques 150 autres dirigeants .

Accueillis par le Général Modéré, ce dernier a expliqué qu'il souhaitait que la présence des chefs d'entreprise sur ce site militaire soit le symbole de l'ouverture de l'armée vers les représentants de la nation. 1900 personnes évoluent sur ce site, représentant une communauté forcément en lien avec les acteurs économiques locaux puisqu'elle est consommatrice de leurs services. A elle seule, elle représente un poids économique loin d'être négligeable qui s'élève à 55 millions d'euros.  Inversement, la taxe d'apprentissage versée par les entrepreneurs, qui ont la possibilité de choisir l'organisme de formation auprès duquel ils entendent s'acquitter de leur cotisation, permet d'apporter des recettes conséquentes à l'Ecole de l'Air dont on ne comprend que mieux la volonté d'ouverture...

Le Président de l'antenne UPE 13 du pays salonais, Jean Pierre Straudo prenait ensuite le relais et déclarait : "Si 2012 s'annonce difficile pour le secteur entrepreneurial, relever le défi ne pourra se faire dans l'avenir sans l'aide des partenaires. D'une part, les financiers qui doivent plus que jamais accroître leur soutien auprès des entreprises en facilitant l'accès aux crédits. D'autre part les commerciaux qui eux doivent s'astreindre à contenir des délais de règlement. Ces derniers ne cessent malheureusement de s'allonger pour les clients et de se raccourcir pour les fournisseurs. Nombre d'entreprises sont mises en péril par ces pratiques illégales"...

Les voeux du Président ont été sans détour, plus particulièrement, lorsqu'il s'est adressé aux partenaires institutionnels,  représentés ce jour par plusieurs élus. Il n'a pas manqué de souligner que la réforme de la taxe professionnelle, censée soulager les entreprises, n'a pas eu l'effet escompté car elle a été immédiatement compensée par une vingtaine de taxes votées et imposées arbitrairement au monde économique par les collectivités locales. Les élus, très soucieux de s'assurer des recettes supplémentaires, ne tiennent pas compte des menaces que de telles mesures font peser sur l'emploi... Se mettre autour d'une table afin de discuter de fiscalité locale s'impose plus jamais car ce point est primordial pour la survie des entreprises ! Tout autant qu'il faut donner de l'avenir à ce territoire et ses habitants au travers d'une vraie métropole qui permettra de faire grandir les entreprises.

Cette intervention fut suivie de celle du représentant de la fédération départementale du bâtiment, Daniel Dugourd qui a déclaré que la profession mise sur la prise en compte de plusieurs facteurs pour créer et sauver des emplois directs et indirects. Dans le cadre des marchés publics, il faut rétablir le respect de la loi qui prévoit un règlement à 30 jours. Les trésoreries sont mises à mal par les collectivités qui se permettent bien souvent un paiement à 60 jours, or les entreprises ne peuvent plus se permettre d'être les banquiers de ces maitres d'ouvrage !  La fédération souhaite également que le législateur empêche les recours abusifs contre les permis de construire qui de fait mettent en péril nombre de projets. Cela génère un gaspillage de millions d'euros et la mise en danger de nombreuses entreprises avec leurs salariés. La Place Morgan à Salon en serait d'ailleurs un exemple...

Dans le département, le BTP représente 5,5 % de l'économie, mais également 53.000 actifs dont 43.800 salariés et 5000 intérimaires au travers de 10.000 entreprises (dont 5300 artisans qui travaillent seuls) pour un chiffre d'affaires de 3 milliards d'euros pour le bâtiment et 1 milliard d'euros pour les travaux publics. Si les recours s'estompent, si les économies d'énergie deviennent la préoccupation des clients et si le développement durable trouve sa place, l'avenir pourra se voir sous un angle optimiste... Francis Robin, président de l'UACAPS (Union pour l'artisanat et le commerce d'agglopôle et du pays salonais) a quant à lui fait le bilan des actions menées tout au long de l'année par les commerçants.

Puis ce fut au tour de Jean Pierre Pansier, élu de la Chambre de Commerce de Marseille Provence d'intervenir, au nom de son Président Jacques Pfister. Ce dernier, qualifié ces jours-ci d'homme rare  en raison de son dynamisme et la qualité de son travail, oeuvre plus que jamais avec son équipe dans ce contexte économique très bouleversé.

La mission de la Chambre se situe à deux niveaux : l'appui au territoire au travers du partenariat avec l'Agglopôle pour les questions liées au PLU (plan local urbain) et au SCOT (schéma de cohérence d'organisation territoriale), mais également celui de l'accompagnement des entreprises. L'émergence des zones d'actitivés est un objectif qui doit se faire en partenariat étroit avec l'Agglopôle (il est à regretter des démarches individuelles de certains maires qui se lancent sans concertation dans des projets mal ficelés). Un rendez vous le 9 février est d'ores et déjà annoncé pour découvrir tous les services qui peuvent être apportés par la Chambre de Commerce de Marseille Provence.

Le Président départemental de l'UPE13, Jean Luc Chauvin,  se voulant positif a conclu ainsi : "Notre territoire départemental a des atouts inouïs. Les grandes manifestations qui auront lieu (le forum de l'eau, l'évènement de Marseille Provence 2013, capitale de la culture) en font partie... La richesse, c'est les entreprises qui la créent mais pour assurer leur développement, les élus doivent leur en offrir les moyens au travers de conditions d'attractivité.  Finie la division ! Les élus de tous bords doivent jouer collectif  et engager la création de la Métropole qui s'avère indispensable. Elle seule permettra une mutualisation de moyens qui règlera enfin  un certain nombre de difficultés collectives.  Les investissements qui se font dans d'autres métropoles en France (Grenoble, Lyon, etc...) avec des financements possibles et des délais raisonnables doivent pouvoir se faire ici. Le vrai développement des accès, des transports, du logement n'est possible qu'à cet échelon"....

Si les voeux du monde économique 2012 étaient à résumer en une seule phrase, elle serait : Messieurs les élus de tous bords, que vos paroles se transforment enfin en actes concrêts car sans cela les entreprises de notre département ne pourront pas relever les défis de demain. Il est à espérer que les élus présents, en mesure d'agir dans ce sens, ont bien entendu le message en cette période pré électorale !

 

Galette des rois des anciens combattants...

Par Le 22 jan 2012

Les rendez-vous à Rognac en ce mois de janvier ne manquent pas. Les associations sont nombreuses à fêter les rois, et en ce dimanche 22 janvier, c'était au tour de l'Association de Coordination des Associations de Combattants de Rognac d'organiser sa traditionnelle galette.

Toutes les associations patriotiques avaient bien entendu leur table au CAM.  Quant à Corinne LUCCHINI, elle  était aujourd'hui invitée par Monsieur Louis Mas, président du Souvenir Français dont elle est membre depuis de très nombreuses années. Si depuis mars 2008, l'ancienne première adjointe siège dans l'opposition, elle n'a pas pour autant délaissé le monde des anciens combattants. Lorsqu'elle était en fonction, elle avait l'habitude de participer chaque année à cette manifestation aussi, elle répond toujours  avec autant d'enthousiasme aux invitations qui lui sont adressées. En ce début d'année, c'est une occasion de prendre du temps pour retrouver de très nombreux Rognacais mais surtout pour présenter ses voeux à chacune des personnes présentes.

Pour 2012, une innovation : l'Entraide s'est jointe à la fête. La manifestation a ainsi pris de l'ampleur et c'est devant environ 200  personnes que M. Rieu, Président de l'ACACR, a prononcé un petit discours d'ouverture. Mais très vite les bénévoles ont distribué galettes, mandarines et friandises qui furent grandement appréciées et le disk jockey a immédiatement ouvert le bal. Les danseurs n'ont pas tardé à se lancer avec grand plaisir sur la piste pour passer un après-midi véritablement sous le signe de la convivialité !

 

Un ancien employé municipal sauve une fillette des flammes...

Par Le 21 jan 2012

Jeudi 19 janvier, vers les 9 heures, un incendie s'est déclaré dans une habitation de la rue Emile Zola. Alerté par les cris d'une jeune femme, M. Akli Amrane, ancien employé municipal à la retraite, sort de chez lui et découvre que le feu se propage dans une maison voisine. On lui explique alors qu'une fillette est encore coincée dans la salle à manger. 

Plutôt que d'attendre la venue des pompiers qu'il prévient immédiatement, M. Amrane qui aura 70 ans en juin prochain, n'a écouté que son courage et s'est précipité à l'intérieur de l'habitation. Ancien pompier volontaire durant 12 ans, certainement a-t-il jugé que le temps risquait d'être fatal à la fillette aussi il n'a pas hésité à braver le feu. N'ayant rien perdu de ses réflexes d'antan, il a pénétré en s'équipant d'une serviette mouillée et quelques secondes plus tard, qui ont du paraître une éternité pour la  maman, il est ressorti avec l'enfant indemne. De son côté, son épouse s’est occupée de la jeune femme l’empêchant à trois reprises de pénétrer dans l’habitation pour récupérer le chien de la famille. L’ambulance est parvenue sur les lieux avant l’arrivée du camion pompier retenu sur un autre sinistre. Ayant respiré de la fumée en tentant d'éteindre l'incendie, la jeune femme enceinte de trois mois a du être conduite à la clinique de Marignane d’où elle est ressortie en cours de journée.  Durant ce temps, l'enfant était gardée par la famille Amrane. Le chien, quant à lui, a par bonheur survécu à l’incendie.

L’acte courageux de M. Amrane Akli, qui est très connu à Rognac est à saluer. Installé dans notre ville en 1962, il travaillait déjà pour la mairie de Rognac du temps de M. Giraud, ancien maire. En 1971, Georges Batiget était élu à son tour et le recruta définitivement.  Durant plus de 35 ans, Akli fut au service des Rognacais en étant affecté à la propreté de la ville. Nombreux sont nos concitoyens qui le regrettent aujourd'hui encore car  de son temps, le secteur, où était affecté, était d'une propreté irréprochable. En juillet 2002, il prenait une retraite bien méritée qui lui permet désormais d'écouler des jours heureux entouré de sa femme et de ses cinq enfants et neuf petits-enfants...

Cet acte héroïque s'ajoute donc à la bravoure de cet homme qui est reconnue dans bien d'autres domaines... Respectant toutefois  la volonté de M. Amrane qui souhaite garder ces aspects de sa vie dans son jardin secret, la rédaction se limitera à louer seulement cet acte ô combien courageux !

Le documentaire "La valise ou le cercueil" en projection à Rognac...

Par Le 20 jan 2012

L'annulation des voeux du maire ayant libéré le Cam, en substitution, l'association de Pieds Noirs de Rognac a proposé la projection du film documentaire "La Valise ou le cercueil".

A ce jour, la diffusion à grande échelle (à la télévision ou encore dans les salles cinématographiques) n'a pu se faire et seulement quelques villes ont procédé à des projections. Les organisateurs avaient annoncé que les places étaient limitées, mais au final à Rognac, la salle s'est avérée bien trop grande pour la cinquantaine de personnes qui a fait le déplacement.

Après l'apparition fulgurante du 1er adjoint très pressé de rejoindre  le maire de Rognac pour honorer de leur présence  le maire socialiste Michel Tonon à l'occasion de sa présentation de voeux aux Salonais (!!!!), le film a démarré. Corinne LUCCHINI, invitée également à Salon a, quant à elle, choisi de privilégier Rognac. C'est d'ailleurs en compagnie d'amis pieds noirs rognacais, qui depuis plusieurs mois déjà ont pris le temps  de lui raconter cette tragique époque de leur vie, que l'élue rognacaise  a vécu un moment de très grande émotion.  Pour la 1ère fois, elle découvrait en images cette horreur indicible et tout ce qui ne figure pas dans les manuels d'histoire....

Ce film, qui retrace l'histoire de l'Algérie de 1830 à nos jours, a été réalisé avec des témoignages, le soutien de nombreux pieds noirs et harkis et le concours d’historiens. 90 minutes émouvantes et palpitantes durant lesquelles est retracée la vie de ce peuple, injustement méconnu et humilié qui demande, depuis un demi-siècle, que la chape de plomb du silence et du non-dit soit levée et qu’éclate enfin la vérité sur les événements qui ont abouti à cet exode sans précédent dans l’histoire de France.

L'histoire commence en 1830 par le débarquement à Sidi Ferruch et par la prise de la Régence d’Alger, occupée par les Turcs. Ces derniers se servaient des pirates barbaresques pour écumer la Méditerranée et imposer l’esclavage, la dictature et le pillage de ce territoire infesté de moustiques. Un territoire qui allait devenir un pays, l’Algérie, par la présence de Français et d’Européens.

Si le film rappelle que l’armée d’Afrique a été de tous les combats, en Crimée dès 1853 et au cours des deux dernières guerres mondiales, il évoque avec précision les massacres du 8 Mai 1945 à Sétif et les répressions qui en découlent.

Malgré ces évènements, s’ensuit une période prospère, avec de réelles années lumineuses que ces « Bâtisseurs » racontent encore  aujourd’hui, avec beaucoup d’émotion.   En novembre 1954, éclate la rébellion arabo-islamique nationaliste, commandée du Caire. Ce sont huit années de guerre.

Il n’est pas oublié le coup de force des français d'Algérie et de l'armée qui entraîne en 1958 le retour de Charles De Gaulle au pouvoir. Sont évoqués la fameuse bataille d’Alger, la semaine des barricades et enfin le putsch des généraux.

Le film rapporte, également, les engagements de premières intentions de Charles De Gaulle au travers de ses célèbres citations :

« Moi vivant, jamais le drapeau du FLN ne flottera sur Alger », le «Je vous ai compris » et « Vive l’Algérie française ». Pour autant et finalement, l’Algérie française sera livrée au FLN par les "accords d’Evian" signés à la hâte le 18 mars 1962. Dernier sursaut d’un peuple qui se sent trompé, un terrorisme de désespoir voit le jour par le combat de l’OAS contre le FLN.

Pour achever ces épisodes dramatiques et douloureux, les images insoutenables de toutes ces victimes, cruellement et sauvagement  assassinées, ainsi que le massacre de la rue d’Isly et de la grande poste d’Alger, après le blocus du quartier populaire de Bab-el-Oued en mars 1962. Sans oublier non plus le massacre du 5 juillet 1962 à Oran, puis le génocide des harkis et de leurs familles.

Face à ces terribles évènements, une seule alternative s’impose, LA VALISE OU LE CERCUEIL, provoquant l’exode massif et l’exil de tout un peuple, quasi apatride, dans divers pays et dans cet hexagone désinformé et forcément hostile aux français d’Algérie.

50 ans après, le droit à la vérité et à la reconnaissance n’est qu’une simple justice, que rappelle la Cour Européenne des Droits de l’Homme en son article 6 : « Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable… »

En complément, le témoignage de pieds noirs de retour en Algérie pour la 1ère fois depuis l’exode, est une pure émotion avec des images fortes qui interpellent et interrogent…
Jean Jaurès disait : Le courage c'est de chercher la vérité et de la dire....

Confronté à cette vérité si cruelle, si atroce, on ne ressort pas indemne. D'ailleurs, lorsque les lumières se sont rallumées, les mines étaient sombres et les larmes encore présentes sur de nombreux visages.  De douloureux souvenirs qui demeureront à jamais dans le coeur meurtri de cette communauté  qui, au travers des associations de rapatriés, se bat encore aujourd'hui pour retrouver honneur et dignité au regard de l'Histoire.